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Dix jours en Équateur

Baños

Dans le Livre de Mormon, le roi Benjamin, roi des Néphites du pays de Zarahemla, s’adressant à son peuple pour la dernière fois, leur parla de servir leurs semblables. Il conclut cette partie de son discours en ces mots : « Lorsque vous êtes au service de vos semblables, vous êtes simplement au service de votre Dieu. » (Mosiah 2 :17)

Un peu plus de 150 ans plus tard, et à mi-chemin à travers le monde, le Roi de tous, même Jésus-Christ, dit à ses apôtres : «  Et le roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. » (Matthieu 25 :40)

En tant que disciples de Jésus-Christ de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, nous nous efforçons de suivre l’avertissement du Sauveur en nourrissant les affamés, en donnant à boire à ceux qui ont soif, en recueillant les étrangers, en revêtant ceux qui sont nus et en visitant les malades et ceux qui sont en prison.

En juillet, sœur Kosubovich et sa fille Natalya, de Greensville, en Ontario, répondant à cet enseignement voyagèrent jusqu’en Équateur pour faire une mission humanitaire de 10 jours. Voici leur histoire.

Amber: Pendant de nombreuses années, je rêvais de faire une mission humanitaire. En tant que physiothérapeute, je voulais utiliser mes compétences, afin d’aider les moins fortunés. Après avoir obtenu mon diplôme universitaire, je fus occupée à commencer ma carrière et ensuite élever ma famille. Mon mari, David, et moi avons été mariés au Temple de Toronto, alors que j’étais encore aux études.

Finalement, en 2014, j’ai participé à ma première mission avec Medical Ministry International (Ministère Médical International). Mon fils et ma fille étaient adolescents et ma pratique en physiothérapie allait bien, alors j’ai pu prendre du temps pour me rendre au Pérou pour une durée de 10 jours.

Lorsque je me suis inscrite, je ne connaissais personne d’autre qui y allait. Peu de temps après, j’ai rencontré deux infirmières de ma région qui s’y rendait aussi et nous avons voyagé ensemble. Nous avons rencontré de nombreux américains et des péruviens locaux. Ce fut une expérience qui changea ma vie et je voulais la répéter le plus tôt possible!

En juillet dernier, j’ai pu amener ma fille de 17 ans, Natalya, avec moi lors d’une autre mission, cette fois, en Équateur. C’était une équipe beaucoup plus petite qui comprenait seulement 5 canadiens et quelques personnes locales. J’ai fourni mes services en physiothérapie à 145 personnes et Natalya a fait 50 traitements de fluor pour les enfants et a aidé à organiser des cliniques mobiles pour enseigner les exercices que j’avais prescrits.

Ce fut une telle bénédiction pour nous de pouvoir voyager ensemble et de pouvoir servir les plus démunis et les nécessiteux de façon concrète.

Natalya, qui venait juste de graduer de sa 12e année, a dit qu’elle avait eu le désir de participer à ce voyage après avoir entendu l’expérience que sa mère avait eu au Pérou. « Elle a eu une très belle expérience et c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire aussi, » a-t-elle déclaré lors d’une entrevue avec « Flamborough Review. » Je voulais aller l’aider, expérimenter la culture et faire une différence. »

Amber a dit que ce voyage a offert à Natalya une excellente occasion d’apprendre une autre culture et de fournir du service bénévole. « Elle s’intéresse aux soins de santé en tant que carrière, alors elle a pu observer ce que faisaient les différents membres de l’équipe. » (Article, Flamborough Review, Jun 13, 2016) *Cet article n’est pas disponible en français.

Natalya : Ayant voyagé seulement à travers les États-Unis avant ce voyage, c’était un changement de culture totalement différent pour moi. Cependant, je me suis vite sentie chez moi grâce à la gentillesse et à la nature accueillante des gens que nous avons rencontrés là-bas. Notre équipe était petite, mais préparée à travailler dur et à faire une différence chez les Baños et les communautés environnantes.

Lors de notre première journée de clinique, je me suis retrouvée dans un endroit différent de celui de ma mère. J’étais nerveuse au début, mais il y avait beaucoup de travail à faire, alors je me suis concentrée sur l’aide à donner aux patients, tandis qu’une file d’attente commençait à s’accumuler à l’extérieur de la clinique improvisée.

Nous nous sommes mis en place dans une école d’une des communautés rurales en banlieue de Baños. C’était incroyable de voir comment cette école fut rapidement transformée en une clinique fonctionnelle en soins de santé; équipée d’une salle d’examen pour le médecin, d’une pharmacie et d’un endroit pour donner des conseils.

Avec le peu d’espagnol que je connaissais, j’aidais à diriger les patients locaux d’un endroit à l’autre dans la clinique. J’ai également travaillé avec l’incroyable médecin canadien de notre équipe. Si un patient avait besoin de faire des exercices ou des étirements, j’en faisais la démonstration pendant que quelqu’un traduisait ce que je disais. Les gens locaux semblaient tous apprécier participer à ces courtes démonstrations d’exercices et nous avons beaucoup rit ensemble. Je me sentais bénie de pouvoir contribuer à cette clinique de manière aussi significative.

Chaque jour de la semaine, nous nous levions tôt, nous allions déjeuner ensemble, puis nous partions en direction de notre prochaine clinique. J’ai rencontré tant de gens merveilleux dans chacune de ces communautés et ce fut réellement une joie de pouvoir les servir. Plusieurs étaient des agriculteurs qui travaillaient durement, mais malgré leurs souffrances corporelles, ils avaient un beau sourire sur leur visage. L’une de mes tâches préférées était de donner des traitements de fluor aux jeunes enfants. Après le traitement, je leur donnais à chacun un autocollant et un petit jouet et ils en étaient très reconnaissants.

Il y a eu une journée de clinique, en particulier où il y eu beaucoup d’enfants. Ils jouaient tous ensemble et voulurent que je me joigne à eux. J’ai gonflé des ballons pour eux et nous avons joué dehors sous le soleil chaud de l’après-midi.

Pendant notre pause du midi, l’un des garçons est resté. Il s’appelait Léo. Léo avait 4 ans et portait des crocs d’un jaune éclatant. Il s’est assis près de moi pendant que je mangeais mon diner, alors je lui ai offert quelque chose à manger; ce qui l’a rendu très heureux.

Léo était extrêmement poli et était un petit garçon à l’esprit vif. Il n’arrêtait pas de me demander, en espagnol, de le prendre dans mes bras et de le promener.

Après le diner, j’ai marché avec lui pour voir sa maison, qui était constituée d’une seule grande pièce avec plusieurs lits. Il était si fier de me montrer quel lit était le sien. J’ai laissé un petit jouet spécial pour lui, un camion, pour qu’il puisse le trouver quand il reviendrait plus tard à la maison.

Léo est resté près de la clinique toute la journée. Alors que j’étais occupé à travailler, il venait me trouver. Lorsqu’il fut temps de partir, j’avais Léo dans mes bras et il a refusé que je le dépose par terre. Il ne cessait de me répéter une phrase en espagnol, que je ne comprenais pas. Un traducteur à proximité m’a dit qu’il disait « je veux rester avec toi ». Lorsque nous nous sommes dit au revoir, il m’a donné un bisou sur le front, J’étais en larmes lorsque j’ai quitté le village.

C’est incroyable la façon dont cet enfant m’a réellement toucher. Bien que cela fût déchirant de devoir quitter le petit Léo, je suis reconnaissante d’avoir pu l’aider, lui, et les gens de sa communauté.

Dieu se révèle de manière mystérieuse. Léo était cette révélation pour moi. Il m’a montré que, non seulement, je faisais une différence dans la vie de ceux que nous servions, mais qu’ils faisaient aussi une différence dans la mienne.

President Gordon B. Hinckley a enseigné:

«Si l’on veut que le monde s’améliore, il faut que l’amour opère un changement dans le cœur des hommes. Il en est ainsi quand nous dépassons notre égoïsme et que nous donnons notre amour à Dieu et aux autres, de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée.

«… Si nous affirmons adorer et suivre le Maître, ne devrions-nous pas nous efforcer d’imiter sa vie de service?

« … Mes chers frères et sœurs, nous avons un défi à relever. Les occasions sont tout autour de nous. Dieu veut que nous fassions son œuvre et que nous la fassions avec énergie et gaité. La tâche, telle qu’il l’a définie, est d’aller au secours des faibles, de fortifier les mains languissantes et d’affermir les genoux qui chancellent. » D&A 81:5)

«Il s’agit de servir les gens qui en ont besoin. Il s’agit de réconforter les personnes endeuillées. Il s’agit de rendre visite aux veuves et aux orphelins dans leur affliction. Il s’agit de nourrir les nécessiteux, de vêtir les nus, de donner un abri à ceux qui n’en ont pas. Il s’agit de faire comme le Maître, allant « de lieu en lieu faisant du bien ». (Actes 10:38)

«Le message que je vous adresse aujourd’hui, … est que vous devez prendre la résolution de consacrer une partie de votre temps, lorsque vous planifiez toutes vos tâches, aux personnes qui sont dans la détresse et le besoin, sans attendre de récompense. Vos talents, quels qu’ils soient, sont nécessaires. Vos mains serviables relèveront quelqu’un des bas-fonds de la détresse. Votre voix confiante encouragera ceux qui pourraient baisser les bras sans elle. Vos talents peuvent changer d’une manière remarquable et merveilleuse la vie des personnes qui vivent dans le besoin.

«Puisse le sens véritable de l’Évangile s’instiller dans notre cœur de sorte que nous comprenions que notre vie, que Dieu notre Père nous a donnée, doit être consacrée au service des autres.» (https://www.lds.org/manual/teachings-of-presidents-of-the-church-gordon-b-hinckley/chapter-14-losing-ourselves-in-the-service-of-others?lang=fra )

Amber: Medical Ministry International (Ministère Médical International) est une organisation non confessionnelle qui s’engage à apporter de la compassion et rendre des services en soins de santé aux gens dans le besoin. Chaque journée, commence par une dévotion où les bénévoles prient avec les gens qu’ils servent. Bien qu’on m’ait demandé de ne pas faire de prosélytisme à propos de mes croyances en tant que Sainte des Derniers Jours, j’ai été demandée lors de mes deux voyages de diriger l’équipe dans la prière et de diriger les dévotions matinales. Cela nous a donné l’occasion, à Natalya et moi, de partager des Écritures qui nous ont été utiles et qui étaient pertinentes à notre service.

Liens: Article, Flamborough Review, Jun 13, 2016

http://canada.lds.org/home-teaching-feeling-and-responding-to-the-spirit

*Ces deux liens ne sont pas disponibles en français.

Amber Horse
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Natalya
Natalya & Kids
Natalya with Little Boy