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Arrêter pour un étranger

Jesus Christ and the Woman at the well
Portugal sister missionaries

Histoire #1 soumis par: Sœur Tonnie Krystal Brown, pieu de Kingston, en Jamaïque

Ma compagne et moi cherchions des façons de mieux suivre les inspirations de l’Esprit, aussi petites soient-elles.  Une opportunité s’est présentée le samedi matin du 26 mai 2016.  Nous étions en route pour se rendre à un rendez-vous et nous étions à l’heure.  Nous étions vraiment fières de nous.  Les choses s’étaient très bien passées ce jour-là. 

Alors que notre voiture filait sur la route, je vis une fille assise dans l’herbe au bord du chemin.  Elle semblait assez triste et découragée.  L’Esprit m’a tranquillement chuchoté que nous devrions nous arrêter pour lui demander si elle avait besoin d’aide.  J’ai partagé cette pensée avec ma compagne et elle a immédiatement fait demi-tour.  Elle n’a pas posé de question, elle a simplement agi. 

Nous nous sommes garées dans un stationnement près d’où la fille était assise et nous sommes allées lui parler.  Nous lui avons dit que nous avions remarqué qu’elle était triste et lui avons demandé si nous pouvions faire quelque chose pour elle.  Elle s’est mise à pleurer et nous a dit que le fait que nous nous soyons arrêtées pour lui venir en aide était la chose la plus gentille que quelqu’un n’ait jamais faite pour elle.  Nous avons pu l’aider en lui laissant savoir que nous nous soucions d’elle et ainsi nous avons pu l’aider à ressentir l’amour de notre Père céleste.  Nous nous sommes arrêtées!


Comme a dit Elder Ronald A. Rasband du Collège des Douze Apôtres, dans son discours « Que l’Esprit soit avec nous », lors de la Conférence Générale : « Les premières impressions sont de la pure inspiration des cieux.  Lorsqu’elles nous confirment quelque chose ou nous en témoignent, nous devons les reconnaître pour ce qu’elles sont et ne jamais les laisser filer.  C’est bien souvent l’Esprit qui nous inspire à tendre la main à quelqu’un dans le besoin, en particulier à des membres de notre famille ou à des amis. ‘ Ainsi, … la petite voix douce, qui chuchote et pénètre tout’ (Doctrine & Alliances 85:6) nous indique les occasions d’enseigner l’Évangile, de témoigner du Rétablissement et de Jésus-Christ, d’offrir notre soutien et de secourir l’un des précieux enfants de Dieu. » Liahona, mai 2017

Jaxon Toly family

Histoire #2 soumis par: Elder Jaxson Toly, du pieu de Lethbridge, en Alberta

J’étais stressé à m’en rendre malade.  J’avais reçu un appel téléphonique du bureau de la mission pour me dire que je restais dans le même secteur pour un quatrième transfert, et que je devais former un nouveau missionnaire.  Les deux derniers transferts avaient été extrêmement difficiles pour moi, et le travail progressait très lentement.  Je rêvais d’un changement.  Mais, je décidai d’être obéissant et de travailler là où le Seigneur m’avait laissé.  Comme Néphi dans le Livre de Mormon, « …j’étais conduit par l’Esprit, ne sachant pas d’avance ce que j’allais faire. Néanmoins, j’avançai… » (1 Néphi 4:6-7).

Je suis allé chercher mon nouveau compagnon, et nous nous sommes premièrement concentrés sur les rendez-vous en retards ou manqués.  Au cours de cette première semaine ensemble, nous avons eu tous les deux l’impression que nous avions besoin de faire du porte à porte.  En fait, nous avons ressenti que nous devrions faire du porte à porte sur la rue où se trouvait l’église.  C’était quelque chose que je n’aurais habituellement pas pensé faire.

Nous avons frappé à la porte de la première maison, mais personne n’a répondu.  Donc, nous sommes allés à la maison suivante.  Nous étions sur le point de frapper à la porte lorsque j’ai jeté un coup d’œil dans la cour arrière de la première maison où il n’y avait pas eu de réponse.  Il y avait un homme d’environ 20 ans qui se tenait debout et fumait.  J’ai eu l’impression que nous devrions aller lui parler, alors nous sommes retournés d’où nous étions venus et avons entamé une conversation avec lui.  Il nous a invités à revenir,  et nous avons commencé à l’enseigner.

Après que j’ai quitté ce secteur, j’ai continué à suivre ce qui se passait avec ce jeune homme.  Il lui a fallu 13 mois pour résoudre certains problèmes familiaux et fixer une date pour son baptême.  La semaine où il s’est fait baptiser, j’en ai été informé et j’ai même été capable de « Skyper » avec lui et de voir une grande partie du déroulement de son baptême.  Je suis resté en contact avec lui et il va très bien.  Toute sa vie a changé.

Parfois, je me demande ce qui serait arrivé à ce jeune homme si je n’avais pas été obéissant et si je n’avais pas voulu écouter l’inspiration que mon président de mission avait eu de me laisser dans ce secteur.  Cela me déroute de penser ce qui ne serait pas arrivé.  Je suis tellement reconnaissant que je me sois arrêté, ce jour-là,  pour parler avec ce jeune homme.  Cela a changé nos deux vies.

Sister Missiolnaries and Joe Wierda

Histoire #3 soumis par: Sœur Alicia Holmstea, du pieu de Lehi Jordan Willows, en Utah

Ma compagne et moi venions juste de finir d’enseigner une famille moins active de notre paroisse.  Nous nous sentions plutôt bien à propos de notre visite et discutions de la façon dont nous pourrions nous améliorer pendant que nous nous rendions jusqu’à notre voiture.  Alors que nous marchions, une camionnette s’est arrêtée sur le trottoir à environ un demi-kilomètre de nous, et deux hommes portant des uniformes de travail de couleurs vives sortirent du véhicule.  J’ai immédiatement commencé à analyser la situation, me demandant si nous devrions ou non essayer de parler avec eux.  Ma tête me disait de les laisser faire ce qu’ils avaient à faire, mais mon cœur savait que j’étais appelée à servir tous les enfants de notre Père céleste; et cela incluait de parler à tout le monde.

Je leur dis, « Bonjour » et poursuivis en disant: « Mon amie et moi sommes des missionnaires locaux. »  L’un des hommes se retourna et voyant nos plaques d’identification, me répondit : « Oh, je vous connais.  J’ai été baptisé dans votre Église. »  Immédiatement, des questions me sont venus à l’esprit.  J’avais rencontré plusieurs fois des gens dans la rue qui pensaient la même chose, mais souvent ce n’était pas vrai.  Alors, ma compagne et moi avons commencé à lui poser plusieurs questions.  Il se rappelait avoir passé la Sainte-Cène et pouvait même se rappeler où l’ancienne église était située.  Il nous a dit qu’il n’était pas allé à l’église depuis plus de 50 ans.  Nous avons continué à lui parler, et l’Esprit a complètement pris le dessus.  C’était l’un des contacts le plus spirituel que je n’aie jamais vécu.  À la fin de notre conversation,  nous lui avons demandé si nous pouvions le rencontrer un autre moment, afin de l’aider à se souvenir un peu plus de l’Église.  Il a gracieusement refusé.  Nous lui avons laissé une carte, lui avons donné nos coordonnées, l’avons informé à propos de l’heure des réunions de l’Église et lui avons dit de nous téléphoner s’il avait besoin de quelque chose.

Ce soir-là, alors que je réfléchissais à cette expérience, je me suis souvenue que j’avais ressenti l’Esprit très fort, je savais que c’était l’Esprit, et je savais que lui aussi l’avait ressenti.  Je me demandais pourquoi il n’avait pas accepté notre invitation à l’aider.  Avant d’aller me coucher, je me suis mise à genoux et j’ai plaidé pour cet homme.  J’ai prié pour que l’Esprit adoucisse son cœur et qu’il puisse revenir à l’église, pour qu’il puisse rencontrer les missionnaires quelque part sur sa route, ou qu’il puisse réponde à la volonté de Dieu quel qu’elle soit. 

L’affaire était close.  C’est ce que je pensais.  Environ deux semaines plus tard, nous avons reçu un appel téléphonique d’un numéro inconnu.  L’appelant avait laissé un message, mais je ne pouvais vraiment pas savoir qui avait appelé ou ce qu’il voulait.  Néanmoins, nous avons retourné l’appel, et un homme très gentil a répondu, « Bonjour, c’est Joe.  Tu m’as rencontré il y a de cela quelques semaines, alors que je travaillais sur un poteau électrique.  Depuis que je t’ai rencontrée ce jour-là, je n’arrive pas à me sortir de la tête notre conversation. »

Je suis restée bouche bée.  Au début, je n’arrivais pas à croire que cet homme nous avait vraiment appelées.  Nous avons eu une longue conversation téléphonique, et cette fois, il a accepté notre invitation et a voulu nous rencontrer.  Nous avons fixé un rendez-vous dans un Tim Hortons, le lendemain.  Lorsque nous sommes arrivées, Joe était déjà assis à une table et nous attendait.  Notre première rencontre a consisté à l’écouter.  Joe avait connu une enfance assez difficile et on croyait qu’il avait juste besoin de parler à quelqu’un.  Il nous a aussi dit ce dont il se souvenait de l’Église.  À la fin de notre rencontre, nous avons donné à Joe l’une de nos brochures missionnaires et nous l’avons invité à la lire.  En guise de question supplémentaire, Joe nous a demandées : « À quoi une personne doit-t-elle s’attendre lorsqu’elle va à l’église le dimanche? »  Nous avons fait une pause et lui avons donné un bref aperçu des réunions. Ensuite, nous sommes partis chacun de notre côté.

Dimanche arriva et ma compagne et moi faisions le tour de l’église en saluant les gens.  On priait silencieusement toutes les deux pour que Joe vienne à l’église.  Eh bien, environ 15 minutes avant le début des réunions, nous marchions pour nous rendre à la chapelle et soudainement Joe vint nous rejoindre!  Je pense que mon cœur s’est presqu’arrêté de battre et une joie immense envahit tout mon être.

Joe a vraiment apprécié les réunions de l’église ce dimanche-là et a vécu beaucoup de choses dont il se souvenait.  Le dimanche suivant, Joe est revenu à l’église, mais il n’était pas encore totalement prêt à s’engager à définitivement revenir.   La leçon que nous avons eue avec lui après ce deuxième dimanche fut un tournant décisif pour lui.  Nous nous sommes rencontrés à nouveau au même Tim Hortons, mais lorsque nous nous sommes assises pour entamer la discussion, Joe s’est ouvert à nous.  Au cours des dernières semaines passées à l’église, il avait commencé à se rendre compte des choses dans sa vie qui n’étaient pas en harmonie avec les enseignements de l’Église.  Il ressentait vraiment de la tristesse selon Dieu.  Nous avons réalisé plus tard, qu’il avait prévu que cette rencontre soit la dernière avec nous.  En partageant ses préoccupations avec nous, une écriture m’est venue à l’esprit.  J’ai demandé à ma compagne son Livre de Mormon et je l’ai ouvert à Mosiah 26:29 , puis j’ai ensuite invité Joe à la lire.  Cette Écriture témoigne que peu importe ce que nous avons fait, si nous changeons maintenant, Dieu nous pardonnera.  Joe l’a lu, et ma compagne et moi lui avons rendu nos témoignages du pouvoir rédempteur de Jésus-Christ.

Ma compagne et moi, pensions que cela était seulement une autre discussion avec Joe, mais plus tard il nous a dit ce qui c’était vraiment passé ce soir-là.  L’Écriture que nous avons lue avec lui l’a touché jusqu’au plus profond de son être.  Ce soir-là, il s’est agenouillé et a demandé à notre Père céleste de lui pardonner toutes les erreurs qu’il avait commises dans sa vie jusqu’au moment présent.  Joe nous a dit qu’il a immédiatement ressenti un fardeau se soulever de dessus ses épaules et qu’il s’est vraiment senti pardonné.

À partir de ce jour, Joe a décidé de revenir à l’église.  Il n’a pas manqué un dimanche depuis.  Sa progression et son témoignage ont explosé.  On lui a donné le manuel de la prêtrise de Melchisédek Enseignements des présidents de l'Église: Gordon B. Hinckley, et il l’a lu en quelques semaines.  Il s’est mis à reconnaître les choses dans sa vie qui n’étaient pas conformes avec la volonté de Dieu et il les changea.  Il a assisté aux cinq sessions de la Conférence Générale.  De plus, il continue de participer à toutes les activités de la paroisse.  Finalement, il a récemment reçu la Prêtrise de Melchisédek et se prépare à aller au temple.

Joe nous a éventuellement raconté son côté de l’histoire.  Quelques jours avant notre rencontre, il avait vraiment de la difficulté.  Il se sentait déprimé et seul.  Il ne savait pas quoi faire, alors il a déversé son cœur en prière à Dieu; lui demandant son aide et quelle direction prendre.  Le lendemain après cette prière, nous l’avons arrêté dans la rue et lui avons parlé. 

Je sais que notre Père céleste est conscient de chacun des besoins de ses enfants.  Il sait exactement de quoi nous avons besoin, quand nous en avons besoin et pourvoit à tous nos besoins « selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ » Philippiens 4:19*.  Joe n’avait pas été à l’église depuis environ 53 ans.  Mais, lorsque le moment est venu, Dieu a utilisé deux missionnaires ordinaires avec des faiblesses pour montrer à Joe où il pourrait trouver une paix et un bonheur durable.

*La Bible en français n’est pas disponible sur le site français de lds.org