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Les mères: Un rôle central dans le plan de Dieu

Mothers are an important part of Heavenly Father's Plan

Dans le cantique « O mon Père », Eliza R. Snow a écrit : « Es-tu seul en ta demeure?  Non, la vérité me dit, la raison en moi confirme que j’ai une Mère aussi. »  Sœur Snow laisse clairement sous-entendre que nous avons tous une mère de notre esprit.  Un père et une mère divins nous ont tous deux nourris, dans une habitation élevée et glorieuse.

Ce n’est pas surprenant, cependant, que ce même ordre de parenté fut établi lors de la création de cette terre.  Lors du sixième jour, les Écritures nous disent : « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. »  (Genèse 1 :27 *)  Après la création d’Adam, « L’Éternel Dieu forma une femme… et il l’amena vers l’homme. » Et Adam dit : « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! On l’appellera femme… »  (Genèse 2 :22-23*)  Nous apprenons plus tard  qu’« Adam donna à sa femme le nom d’Ève : car elle a été la mère de tous les vivants. »  (Genèse 3:20*)

Ève fut la création finale de Dieu.  Le président Gordon B. Hinckley a dit qu’Ève devint, « …la création ultime de Dieu, l’achèvement grandiose de toute l’œuvre merveilleuse qui avait été accomplie précédemment. »  (Liahona, novembre, 2004)  Le nom d’Ève signifie qu’elle deviendrait « … la mère de tous les vivants; car ainsi, moi, le Seigneur Dieu, j’ai appelé la première de toutes les femmes, qui sont nombreuses. » (Moïse 4:26)  Plutôt qu’être seulement un événement de la procréation, la maternité est une caractéristique déterminante de chaque femme.  Sous la déclaration divine, c’est ce que sont les femmes.

An Angel appears to Adam and Eve

L’approche de la fête des mères est souvent un moment de réflexions et de tendres émotions.  C’est souvent aussi avec des sentiments mitigés que nous réfléchissons à nos histoires personnelles et à nos circonstances familiales différentes.  Nos vies suivent rarement un chemin facile ou sans problème.  Dans ce contexte, j’aimerais partager une partie de mon histoire personnelle, en espérant que cela puisse inspirer d’autres personnes.

Lorsque j’étais jeune, à l’âge de neuf ans, notre famille a vécu une expérience tragique qui a changé le cours future de notre unité familiale.  Lors d’un voyage, notre voiture a été impliquée dans une collision causée par quelqu’un qui conduisait sous l’influence de l’alcool.  Ma mère, ma sœur cadette et ma grand-mère sont décédées; trois générations de femmes furent soudainement enlevées de cette vie mortelle.  Mon père et les membres de la famille qui survécurent à cette tragédie furent laissés dans le deuil ainsi que dans une situation difficile.  Nous avions besoin de temps pour guérir à la fois physiquement et spirituellement.

Mes souvenirs de cette époque sont remplis d’émotions, de chagrin et d’une perte énorme.  Ces sentiments, cependant, n’étaient pas aussi forts ou aussi profonds que le pouvoir avec lequel j’ai aussi été bénie de ressentir l’amour personnel et l’intérêt que Jésus avait pour moi.  Même dans mon plus jeune âge, je ressentais la présence enveloppante de mon Sauveur me réconfortant lorsqu’il n’y avait personne d’autre.  Je ne me sentais pas seule.  Je sentais que j’étais littéralement bercée par les mains de mon Sauveur et Rédempteur.  Cette expérience déterminante m’a appris que j’ai un frère aîné aimant, Jésus-Christ, qui s’est occupé de moi à ce moment-là, et qui prend toujours soin de moi.  Cette profonde révélation personnelle fut une ancre pour moi tout au long de ma vie.

Jesus Christ teaching the children

Je vois avec le recul comment mon Père céleste et Jésus-Christ ont veillé sur moi et ma famille, à travers ces moments de tristesse.  Pendant ce temps de guérison, mon père fut un exemple de foi et de soutien pour moi.  Nous avons partagé la même chambre de l’hôpital pendant environ deux mois.  Il a pu continuer à servir en tant qu’évêque avec le soutien de ses conseillers attentionnés qui venaient à son chevet pour faire les réunions, jusqu’à ce qu’il soit assez bien pour sortir de l’hôpital.  De nombreux membres de la famille et de la paroisse se sont mobilisés pour servir notre famille (Mosiah 2:17; Le service pastoral).  Mon frère aîné, qui servait une mission en Australie à ce moment-là, a pu continuer et terminer sa mission là-bas.

Plus tard, une merveilleuse femme dévouée à l’Évangile a joint notre famille lorsque mon père s’est remarié.  Je ressentais de l’affection pour elle, mais je me sentais aussi mal à l’aise.  Je ne savais pas si je devais l’appeler maman ou bien si je devais l’appeler par son nom.  Elle avait été une enseignante au primaire pendant de nombreuses années et elle était très sage.  Elle me racontait ou me lisait des histoires tous les soirs avant que je me mette au lit et avait acheté un livre d’histoires juste pour moi.  Elle avait écrit au début du livre, « Juste au cas où je n’aurais plus d’histoires à te raconter », et elle avait signé son nom.  Si je me souviens bien, il m’a fallu quelques semaines pour me sentir à l’aise de l’appeler maman.  Lorsque j’ai pu l’appeler par ce titre, quel soulagement ce fut pour nous deux!  J’ai remarqué récemment, lorsque j’ai à nouveau lu ce qu’elle m’avait écrit dans le livre, que j’avais écrit sous son mon (avec mon écriture de neuf ans) le mot maman.

Mother reading to her daughter

Je suis doublement bénie d’avoir deux mères aimantes avec lesquelles je vais être réunie dans la prochaine vie.  Elles m’ont toutes deux servie (ainsi que les membres de ma famille) dans leurs rôles uniques de mères terrestres.  Quel merveilleux témoignage pour moi, que l’amour pur peut nous aider à conquérir de nombreuses tribulations.  J’ai appris très tôt, que nos vies ne sont pas censées être sans « opposition en toutes choses… »  (2 Néphi 2:11)  L’amour et le sacrifice démontrés par ces deux femmes ont été librement donnés et seront éternellement chéris.  Je peux seulement espérer imiter une partie de leur exemple en donnant mon amour et mon service à ma famille et à ceux qui font partie de mon cercle d’influence.

En ces derniers jours, alors qu’il y a des changements dans les normes sociales et que des valeurs familiales conflictuelles nous entourent, je prie pour que nous nous souvenions qu’en tant que mères nous avons le mandat non seulement d’aider à créer la vie, mais aussi d’enseigner à nos enfants l’Évangile de Jésus-Christ.  Les dirigeants de la prêtrise sont conscients de ces défis : Brian K. Taylor, des Soixante-dix, a dit : «Vous, mères, et particulièrement jeunes mères, qui vous sentez souvent dépassées et noyées dans vos efforts pour élever ‘une génération qui résiste au péché’, ne sous-estimez jamais votre rôle essentiel dans le plan de Dieu…sachez que Dieu sanctifie vos journées les plus difficiles…. »  (Conférence Générale, avril, 2018)

Elder Brian Taylor

Mon espoir est que nous puissions honorer nos mères et les figures maternelles de notre vie.  La maternité n’est pas un rôle facile ou prescrit, alors qu’il peut varier d’une femme à l’autre ou d’une famille à l’autre.  La vérité éternelle, cependant, est l’amour (Aimez vos frères).  Puissions-nous nous aimer les uns les autres avec toute l’inspiration et le pouvoir divinement conférés à Ève, la première mère mortelle.  De tout son cœur, elle et son mari ont essayé d’enseigner à « leurs enfants à prier et à marcher en droiture devant le Seigneur. »  (Doctrine et Alliances 68:28)

*La Bible en français n’est pas disponible sur le site français de lds.org

Adam and Eve teaching children