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Voyage vers la terre promise

Moses parting the red sea, Noah journey to the promised land and This is the place monument
Elder Michael R. Murray

La vie de nombreuses personnes a été définie par de longs voyages.  Quitter sa patrie et parcourir de longues distances par voie de terre ou de mer pour une vie meilleure et pleine d’espoir.  Quelle pourrait être leur motivation?  Échapper à la pauvreté ou à la persécution.  Rechercher la liberté religieuse.  Chercher de l’or!  Rejoindre leur famille qui serait partie avant eux …  ou peut-être simplement pour l’aventure.  Dieter F. Uchtdorf a dit: « Je crois que chaque vie est une collection personnelle « d’histoires de voyages. » (Votre merveilleux voyage de retour)

Plusieurs de mes ancêtres directs ont quitté leur maison, lors de voyages périlleux à la recherche d’un avenir meilleur.

Charles Ross était un g-g-g-grand-père.  Il est né dans le nord de l’Écosse en 1794.  En 1818, Charles a navigué jusqu’au Canada pour se joindre à la compagnie de commerce de la Baie d’Hudson.  Il est devenu un commerçant de fourrures, vivant dans des postes éloignés dans le nord et l’ouest du Canada.  Les difficultés de la survie quotidienne dans ces avant-postes primitifs faits que les émissions de survie télévisées d’aujourd’hui ressemblent littéralement à des promenades dans un parc. 

Alors qu’il vivait dans un petit poste de traite de fourrures sur la côte nord de la Colombie-Britannique avec son épouse autochtone, Isabella, et ses 9 enfants, il écrivit une lettre à sa sœur aînée, Elspeth.  Il a fallu six mois pour que cette lette lui parvienne.  Au moment où la réponse d’Elspeth lui parvint, Charles était décédé.  Elspeth vivait, elle aussi, sa propre histoire de voyage difficile, qui commença  en Écosse, puis se poursuivit alors qu’elle naviguait avec son mari et ses jeunes enfants en Amérique du Sud où les terres agricoles fertiles promises ne se sont jamais matérialisées, puis près de la famine, s’est retrouvée à Guelph, qui aujourd’hui est près de la ville de Toronto,  avec sa famille comme réfugiées.

Voici un extrait de la lettre de Charles à sa sœur Elizabeth, datée de 1843 : «(De) notre mode de vie dans ce désert morne, rien ne peut être plus sombre et insipide (par exemple fade, inintéressant).  Les postes (de traite de fourrures) que nous occupons, bien qu’il y en ait beaucoup, sont très éloignés les uns des autres, et (nous) avons rarement de (communication) les uns avec les autres (pas plus souvent) qu’une fois par an, et puis, pour la plupart, il s’agit d’échanger des cargaisons de marchandises contre des cargaisons de fourrures.  Il n’y a pas de société, (donc une) personne … doit se divertir de la meilleure façon possible avec ses propres pensées. »  Telle était l’histoire du voyage de Charles Ross.  Dans les Écritures, de nombreux longs voyages sont enregistrés, et dans chacun des cas reçoivent un nom identique; un voyage vers la terre promise.

Dans l’Ancien Testament, la terre promise est le pays promis et ensuite donnée par Dieu à Abraham et à ses descendants.  La promesse a d’abord été faite à Abraham (Genèse 15 :18-21*), puis confirmée à son fils Isaac (Genèse 26 :3*), puis au fils d’Isaac, Jacob, (Genèse 28 :13*). 

La terre promise peut être une terre lointaine où une vie meilleure nous attend.  Mais le terme peut aussi être une métaphore de son propre parcours de vie.  Ne sommes-nous pas tous sur notre propre itinéraire de voyage personnel vers une terre promise céleste pleine d’espoir?  À travers la restauration de l’Évangile, est venu le rétablissement des connaissances perdues, une compréhension claire d’où nous venons, pourquoi nous sommes ici, et l’ultime destination de ce voyage.

Elder David A Bednar

Elder David A. Bednar des Douze Apôtres, a enseigné : «Le plan du Père vise à donner une direction à ses enfants, afin de les aider à devenir heureux et à les ramener sains et saufs à lui avec un corps ressuscité et exalté. »  (Nous croyons à la chasteté)

Dans le Livre de Mormon, le roi Benjamin donne les instructions de base de ce voyage: « Croyez en Dieu; croyez qu’il est, et qu’il a tout créé, tant dans le ciel que sur la terre; croyez qu’il a toute la sagesse et tout le pouvoir, tant dans le ciel que sur la terre. »

Chaque voyage comporte des sentiers, des détours, des retards, des déceptions et des découragements.  Bien sûr!  De toutes les religions, de toutes les philosophies et de tous les systèmes de croyances, la théologie de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours comprend cela, accepte cela et même embrasse cela.  L’homme naturel voudra abandonner.  Ou, quand les choses se corsent, rationaliser l’arrêt à mi-chemin et abandonner.  Ce faisant, une telle personne met en péril sa destination éternelle et son destin.

Maintenant, concentrons-nous sur un voyage bien documenté vers la terre promise.  Un voyage qui se retrouve dans le Livre de Mormon; celui de Néphi et de sa famille élargie.  Son voyage symbolise le cheminement de notre vie, et nous sommes encouragés à « appliquer toutes les Écritures à nous, afin que cela (soit) pour notre profit et notre instruction. » (1 Néphi 19:23)

Le voyage de Néphi nécessitait des bateaux.  Mais, il n’était pas un constructeur de bateaux.  Il avait probablement déjà vu des bateaux, mais il n’en avait jamais construit.  Pourtant, si Dieu commandait de construire un bateau, Néphi construirait un bateau.

C’était une résolution de problème normal, et Néphi avait déjà prouvé qu’il était très bon à résoudre des problèmes, alors il aurait étudié les bateaux de la région, discuté avec des constructeurs de bateaux locaux, peut-être embauché un ou deux hommes expérimentés pour l’aider, et commencé le projet de la construction d’un bateau comme tous les autres bateaux de la région.

Mais, Néphi ne trouvait pas la solution aux problèmes de façon normale, il avait formé un modèle dans sa vie, que lorsque des tâches difficiles et importantes lui était donné, tâches qui requéraient des responsabilités, un leadership et une vision claire, il ne comptait pas sur ses propres capacités pour résoudre les problèmes.  Il sentait que les éventuelles conséquences de cet assignement étaient tellement grandes, qu’il recherchait de l’aide auprès de sources célestes, la source d’où venait l’assignement.

Et il arriva que je me levai, et montai sur la montagne, et élevai ma voix vers le Seigneur.  Et il arriva que le Seigneur me parla, disant : Tu construiras un bateau de la manière que je vais te montrer, afin que je puisse transporter ton peuple de l’autre côté de ces eaux. (1 Néphi 17:7-8)

Or, moi Néphi, je ne travaillai pas les bois de charpente de la manière apprise par les hommes, et je ne construisis pas non plus le bateau à la manière des hommes, mais je le construisis de la manière que le Seigneur m’avait montrée; c’est pourquoi, il ne fut pas fait à la manière des hommes.  (1 Néphi 18:2-3)

Le bateau fut terminé.

Et il arriva que lorsque nous fûmes tous descendus dans le bateau et eûmes pris avec nous nos provisions et les choses qu’il nous avait été commandé d’emporter, nous prîmes la mer et fûmes poussés par le vent vers la terre promise. (1 Néphi 18:8)

Cette histoire de Néphi, alors qu’il construisit un bateau et navigua ensuite avec sa famille élargie jusqu’à leur terre promise, nous apprends deux principes très importants qui sont essentiels pour notre propre voyage :

1.       Néphi ne savait pas comment construire un bateau.  Alors, il est souvent allé à la montagne pour obtenir des instructions.  La montagne de cette époque est le temple aujourd’hui.

2.       Et l’instruction clé qui lui a été donnée sur la montagne était la suivante: Je te montrerai comment le faire.  Cela ne se fera pas à la manière des hommes.  La fabrication ordinaire d’un bateau ne suffira pas … pour le voyage que vous ferez, sinon il coulera.  Et vous devez vous rendre à la terre promise.   Alors, viens souvent à la montagne pour obtenir des instructions.

Que devons-nous faire avec ces deux principes?

Si nous avons recours à des méthodes de résolution de problèmes sans inspiration ou axées sur la peur, nous bâtirons probablement le mauvais bateau et nous, ainsi que notre précieuse cargaison, sombreront.  Nous devons construire nos bateaux; c’est-à-dire, trouver des solutions créatives pour nos défis difficiles, non à la manière des hommes.  Nous devons obtenir de l’aide d’un architecte céleste.

Et pour ce faire, nous devons souvent aller à la montagne.  La montagne est une métaphore du temple.

Après la mort et la résurrection de Jésus-Christ, il a fait cette grande promesse: « Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. » (Hébreux 13 :5*)  Cette promesse est la colle qui tient nos bateaux ensemble dans les plus grandes tempêtes et les plus grandes épreuves.  Je témoigne que c’est vrai, car j’ai utilisé cette promesse dans mes nombreuses épreuves.

Notre histoire de voyage est unique et n’appartient qu’à nous, comme il se doit.  Et notre histoire de voyage est en train de nous former et de nous définir.  Nous sommes un dieu ou une déesse en embryon.  Alors que nous alignons notre volonté avec la volonté de Dieu en avançant pas à pas, il nous améliorera ligne sur ligne, précepte sur précepte.  Un peu ici et un peu là.  Nous grandirons, mûrirons et acquerrons de la sagesse.  Progressivement et presqu’imperceptiblement, nous pourrons devenir davantage comme lui.  Ce plan, le plan du bonheur, est conçu pour tous et est disponible à tous. 

Puissions-nous tous nous efforcer d’arriver au même endroit, sa terre promise.  C’est notre histoire de voyage, c’est notre destinée.

*La Bible en français n’est pas disponible sur le site français de lds.org