Des personnes aux besoins spéciaux apportent de précieuses bénédictions

    Des personnes aux besoins spéciaux apportent de précieuses bénédictions

    Tiré d’entrevues avec des membres de la paroisse de Wildwood, du Pieu de Saskatoon et de la paroisse de Delta, du Pieu de Surrey, en Colombie-Britannique

    Les membres de la paroisse de Wildwood à Saskatoon, en Saskatchewan, ont compris les enseignements que l’on trouve dans Hébreux 12 : 12 « Fortifiez donc vos mains languissantes et vos genoux affaiblis ». C’est une membre de 42 ans, Coran Killan, qui leur a permis de les comprendre. Elle ne possède pas acquis de compétences en « enseignement » acquises dans une université, et elle n’est pas surdouée sur le plan intellectuel. En fait, ce sont ses invalidités qui font que l’on ressent son influence. Elle ne peut pas parler, elle a des difficultés sur le plan intellectuel et elle est affligée de graves handicaps physiques. 

    Cora et sa mère, Liz, ont joint l’Église à Nanaimo, en Colombie-Britannique. Le premier appel de Cora dans l’Église a été à l’accueil. Lorsque les deux femmes se sont installées à Calgary puis ensuite à Saskatoon, chaque paroisse a offert un appel semblable à Cora. 

    Avant que Liz devienne une sainte des derniers jours en 1997, elle avoue que la plupart des gens ignorait toujours Cora. « Mon rôle en tant que mère de Cora a été validé lorsque j’ai joint l’Église. Avant, les gens pensaient que j’aurais dû placer Cora dans une institution afin que je puisse 'vivre ma vie', mais les membres de notre église ont une toute autre opinion. Ils apprécient et aiment Cora. Ils me disent qu’ils ont hâte au jour de la résurrection pour voir Cora dans sa condition parfaite, le jour où elle pourra tous nous enseigner. » 

    La mère et la fille enseignent ensemble une classe de la Primaire où Cora participe aux activités avec les enfants. « Cora est un élément fondamental de l’expérience de la Primaire, affirme John Spencer, son visiteur au foyer. Les enfants l’adorent ou plutôt tout le monde l’adore. Les membres ne sont pas condescendants à son égard, chacun de nous l’apprécie. Lorsqu’on la connaît, ses expressions et sa façon de communiquer nous permettent de savoir ce qu’elle ressent. On peut également voir lorsqu’elle ressent l’Esprit, elle rayonne! »
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    Cora n’est pas seulement connue pour ses incapacités, mais aussi pour ce qu’elle peut faire. Elle accueille avec un sourire les visiteurs au centre d’histoire familiale et fait de son mieux pour parler à tous ceux qui y viennent. Sœur Karen Bennett a proposé d’appeler Cora à l’accueil. « Cora se place juste à l’extérieur de la porte, affirme sœur Benett. Elle a un porte-nom et elle adore ça. Si quelqu’un oublie de lui dire bonjour ou de s’inscrire, elle le leur rappelle. Nous lui avons aussi confié la responsabilité de prier pour le succès du Centre, et elle prend cette tâche très au sérieux. Elle aime vraiment son appel et elle devient toute excitée lorsqu’elle voit des gens qu’elle reconnaît. » 

    L’évêque Kevin J. Ledding affirme que tous les membres de la paroisse aiment Cora. « Elle est si heureuse lorsque les gens lui parlent. Nous voyons son regard s’illuminer lorsqu’elle nous lui parlons. Elle exprime bien ses sentiments surtout lorsqu’elle nous apprécie. » 
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    Liz est heureuse de la popularité de Cora. « Tous les membres de notre paroisse connaissent Cora, même s’ils ne me connaissent pas. Si elle n’est pas là, ils le remarquent et demandent où elle est. Ça me fait vraiment plaisir de savoir qu’ils se soucient d’elle. » 

    En Colombie-Britannique, une paroisse dans la vallée du bas Fraser intègre et aide un autre membre aux besoins spéciaux. Jeral Prasad a contracté la méningite lorsqu’il était bébé au Fiji. Les fortes fièvres ont endommagé ses oreilles et il est devenu sourd. Grâce à un implant cochléaire le jeune de 20 ans arrive maintenant à entendre partiellement. 

    Comme l’ont appris ses amis et ses connaissances, Jeral est très sociable, mais comme il n’entend pas très bien, il a de la difficulté à communiquer. Cela ne mine toutefois pas son caractère sociable À l’église et lors d’autres activités sociales, il accueille avec le même enthousiasme tant les membres que les visiteurs. Lorsqu’il a de la difficulté à prononcer des mots clairement, son ami Josh Teixeira et d’autres jeunes gens lui servent d’intermédiaires pour l’aider à communiquer avec les autres. « Lorsque Jeral va vers quelqu’un pour dire bonjour, explique Josh, nous 'traduisons' tour à tour pour lui 'bonjour, je m’appelle Jeral, comment vous appelez-vous?' ». Lorsque les jeunes gens font du sport ensemble, les amis de Jeral lui laissent la chance d’avoir le ballon et de compter des buts. Lorsque Jeral participe aux activités de service, il a toujours un grand sourire et il encourage ses compagnons à continuer à travailler. 

    Le collège des anciens de la paroisse souhaite la bienvenue à Jeral au début de la réunion de prêtrise. Pendant la classe, il se joint au collège des jeunes gens où il se sent à l’aise, les discussions sur l’évangile correspondent à son niveau de capacité et il aime y prendre part. L’instructeur et les élèves font attention pour qu’il soit en mesure de suivre le rythme de la leçon et d’en comprendre le contenu. 
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    « Jeral fait de son mieux et travaille fort pour accomplir tous ses devoirs de prêtrise, affirme Josh. Il s’assoit avec les détenteurs de la prêtrise à la table de la Sainte-Cène. Bien qu’il ne soit pas en mesure de dire la prière, il nous aide à rompre le pain ou à passer la Sainte-Cène. » 

    En veillant à intégrer ce jeune homme, les membres de la paroisse de Delta sont édifiés. « Le sourire de Jeral est contagieux. Lorsqu’il sourit, ça vous donne envie de sourire aussi, raconte Josh. Il étreint tout le monde et les gens l’étreignent aussi. » 

    « Jeral est très heureux du soutien qu’il reçoit dans notre paroisse, affirme le père de Jeral, Jonas Prasad. L’évêque Carlos Teixeira travaille depuis quelque temps avec les jeunes pour apprendre le langage des signes. D’autres membres de la paroisse apprennent aussi ce langage. Jeral se sent à l’aise dans la paroisse, surtout avec les jeunes. Il sent qu’il fait partie du groupe. » 

    Elder Kaden Bolkcom, un missionnaire de la paroisse affirme : « Chaque dimanche de jeûne et témoignage, beaucoup de membres de la paroisse rendent leur témoignage de vive voix ou en langage des signes. » 
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    Lorsque Jeral s’avance pour rendre son témoignage pendant la réunion de jeûne et témoignage, son père parle pour lui pendant que Jeral s’exprime en langage des signes. Pendant une de ces réunions, il a dit à la congrégation : « Je veux aller en mission. Mes amis de l’église, Josh et Justin, vont partir en mission. J’aimerais être comme eux ». Jeral a parlé des quatre premiers principes de l’évangile. Frère Prasad a expliqué que c’était la première fois depuis bien des années que Jeral rendait témoignage publiquement. « Comme tout le monde l’aide, Jeral ressent un nouvel enthousiasme pour l’évangile et face à la vie. » 

    « Les efforts des membres de la paroisse nous ont fait grandir et nous ont rendus plus fort aussi, explique frère Prasad. Jeral est handicapé, il est sourd. Le fait que toute la paroisse apprend le langage des signes est une preuve d’amour comme celui que Jésus nous a enseigné. L’amour offert se lit dans les yeux des membres et dans leurs larmes. » 

    Comme nous bénissons la vie de ceux que nous aimons et servons, les personnes aux besoins spéciaux nous rendent ces bénédictions en nous aidant à devenir un peu plus comme le Sauveur.