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Année du centenaire du port du coquelicot

Grave yard
Photo de Neil Thomas sur Unsplash

Le 3 mai 1915, le lieutenant-colonel John McCrae, un officier médical canadien, a écrit le poème « Les cimetières flamands ».  La veille, il avait présidé les funérailles et l’enterrement de son ami, le lieutenant Alexis Helmer.  Assis à l’arrière d’une ambulance médicale, le Dr. McCrae a écrit ces mots : (John F. Prescott, John F. In Flanders Fields, The Story of John McCrae. The Boston Mills Press, 1985, p. 77)

Les cimetières flamands

Sous les rouges coquelicots des

cimetières flamands,

qui parmi les rangées de croix

bougent dans le vent,

nous sommes enterrés.  Et dans le

bleu des cieux,

les alouettes encore lancent leur cri

courageux

que plus personne n’entend sous le

bruit des canons.

 

Nous sommes morts: il y a à peine quelques jours,

nous connaissions les joies de la vie, de l’amour,

la fraîcheur de l’aurore, les lueurs du ponant.

Maintenant nos corps sans vie reposent en sol flamand.

 

Nos mains inanimées vous tendent le flambeau :

C’est à vous, à présent, de le tenir bien haut,

de contre l’ennemi reprendre la querelle.

Si vous ne partagez des morts la foi rebelle,

nos corps ne pourront pas dormir paisiblement

sous les rouges coquelicots

          des cimetières flamands. (John McCrae. In Flanders Fields (Une traduction du poème par ~J.P. van Noppen; site internet de la Légion royale canadienne)

Poppie
La CONCEPTION DU COQUELICOT est une marque déposée de la Légion royale canadienne, Direction Nationale, et est utilisé sous licence.

Le poème a été publié pour la première fois le 15 décembre 1915, mais le Dr. McCrae n’a pas vécu jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, il mourut d’une pneumonie le 28 janvier, 1918.  La force et l’inspiration de ses mots continuent d’inspirer et de commémorer ceux qui ont combattu ou se battent encore pour défendre nos droits et libertés.

Deux jours avant la signature de l’armistice du 11 novembre 1918, Moina Belle Michael a été touchée avec force lorsqu’elle a relu le poème du Dr. McCrae, ré-intitulé « Nous ne pourrons pas dormir » (We Shall Not Sleep), dans le The Ladies Home Journal. ( John McCrae, “We Shall Not Sleep,” Ladies Home Journal, November, 1918, 56.)

  Ce jour-là, elle se promit en silence qu’elle porterait un coquelicot tous les ans, en novembre, pour se souvenir de ceux qui avaient sacrifié leur vie pour défendre les droits et libertés de leur pays.  Lorsque Moina a partagé cette idée avec des soldats qui étaient réunis au  U.C.J.G. (Union chrétienne de jeunes gens « Y.M.C.A. ») salle de congrès où elle travaillait, ils voulurent eux aussi porter le coquelicot.  Donc, Moina s’est mise à chercher dans tous les magasins de la ville de New York des coquelicots, mais elle ne trouva qu’un grand coquelicot de soie rouge et 24 petits.  Elle mit l’un des coquelicots sur le col gauche de sa cape, elle retourna à la salle de congrès où elle mit le grand coquelicot dans un vase sur son bureau, alors qu’elle observait 23 soldats mettre un coquelicot sur leurs uniformes.  Ce fut la première fois au 20e siècle que le coquelicot fut porté comme symbole commémoratif.(Moina Michael. The Miracle Flower: The Story of the Flanders Fields Memorial Poppy. Philadelphia: Dorrance and Company, 1941)

Après la fin de la guerre, elle a remarqué que les militaires et les femmes qui étaient de retour chez eux, dont beaucoup étaient handicapés, avaient des difficultés à reprendre le cours de leur vie.  Moina se mis à réfléchir sur la façon d’utiliser les coquelicots, non seulement pour se souvenir de ceux qui étaient morts, mais aussi pour honorer et soutenir les anciens combattants et leurs familles.  Grâce à sa persistance, plusieurs organisations nationales et internationales ont adopté le coquelicot comme fleur commémorative.(Barbara Elizabeth Walsh. The Poppy Lady: Moina Belle Michael and Her Tribute to Veterans. Calkins Creek, an Imprint Boyds Mills Press, Inc., Honesday, Pennsylvania, 2012)

Au cours du siècle dernier, les significations et les utilisations du coquelicot ont continué de se développer.  Lors d’une visite aux États-Unis en 1920, Madame E. Guerin proposa que des coquelicots puissent être utilisés pour recueillir des fonds en faveur des enfants en France, et l’Association des anciens combattants de la Grande Guerre (prédécesseur de la Légion royale canadienne) adopta le coquelicot comme fleur du Souvenir le 5 juillet, 1921 (voir Histoire du coquelicot).(« Histoire du coquelicot » La légion royale canadienne. Ottawa, Ontario)

Chaque année, la Légion royale canadienne favorise la commémoration par le biais de ses concours annuels d’affiches et de littérature: voir http://legion.ca/fr/communautes-et-jeunes/education-de-la-jeunesse/concours-sur-le-souvenir-pour-les-jeunes. Des millions de jeunes ont dessiné leurs propres affiches et écrits des essais et des poèmes qui expliquent comment le coquelicot rouge les aide à se souvenir des morts, à honorer les vétérans des guerres et des efforts de maintien de la paix ultérieurs.  Les Canadiens, jeunes et moins jeunes, n’ont pas oublié.

Poppy Field
Photo de Jamie Street sur Unsplash

En tant que membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, nous croyons fermement toutes les choses que le coquelicot est parvenu à symboliser :

  • Pour préserver « … leurs terres, leur liberté, oui, et leur indépendance de la servitude. »  (Alma 43:48)

  • « … nous soumettre aux rois, aux présidents, aux gouverneurs et aux magistrats, et que nous devons respecter, honorer et défendre la loi. » (Articles de foi)

  • Garder la foi comme ceux qui ont vaillamment sacrifié leur vie pour que nous puissions vivre dans la liberté et la sécurité. (Alma 62:37)

  • Aider les anciens combattants et leurs familles qui ont besoin de soutien physique et spirituel. (D&A 81:5)

  • L’importance de se souvenir de nos morts: « le cœur des enfants se tournera vers leurs pères… » (Joseph smith--Histoire 1:39)   

Taber Cenotaph
  • La réalité selon laquelle les morts ressusciteront: « Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ. » (1 Corinthiens 15:22*)   

  • Enseigner à nos enfants à s’aimer les uns les autres: « Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.  À ceci tous connaîtront que vous êtres mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jean 13 :34-35*)

En gardant cette histoire à l’esprit lors du jour du Souvenir 2018, portez un coquelicot distribué par la Légion royale canadienne, faites un don au Fonds du coquelicot et prenez le temps de participer aux cérémonies du jour du Souvenir.  Pensez également à partager vos sentiments sur les médias sociaux au sujet de l’importance du coquelicot et du jour du Souvenir.