Une prière à propos d’un chat et la voix du Saint-Esprit

Soumis par sœur Cathy Wickwire, première conseillère de la Société de Secours, et consultante de paroisse en Temple et Histoire Familiale dans le pieu de Red Deer Alberta.

J’ai eu plusieurs expériences tout au long de ma vie où j’ai ressenti que le Seigneur me dirigeait dans ce qui me semblait être une voix très audible. En voici quelques exemples.

Il y a de nombreuses années, je travaillais à tondre des pelouses pour la compagnie de mon mari en entretien paysager. J’étais assise sur un tracteur à gazon très bruyant, tondant la pelouse de l’un des édifices de l’église, qui était délimité par un champ de hautes herbes. Lorsque j’ai éteint la tondeuse, un petit chaton est sorti des hautes herbes et est venu vers moi. Je me suis dit que je garderais un œil sur lui pendant que je chargerais l’équipement. Le chaton était toujours là lorsque l’équipe et moi furent prêts à partir.

Le chaton avait faim et je suis arrivée à la conclusion qu’il avait été abandonné. J’ai ramené ce petit chaton à la maison pour la nuit et j’ai commencé à chercher une nouvelle maison pour lui; je devrais ajouter que ce fut sans succès. J’aime les chats, mais j’avais promis à mon mari que je n’en aurais pas un autre, à cause de notre mode de vie et les horaires de travail que nous avions à cette époque-là, qui rendait difficile de posséder un animal de compagnie.

Le lendemain, je suis allée travailler à mon autre emploi que j’avais comme concierge de l’église, lorsque mon mari m’a contactée et m’a demandé si j’avais prié au sujet de ce chaton. Je lui ai admis que je ne l’avais pas fait et il m’a suggéré que je demande au Seigneur.

Je suis allée dans le bureau de l’évêque et je me suis mise à genoux. J’ai remercié le Seigneur pour l’opportunité que j’avais eue de pouvoir sauver ce chaton, mais qu’il avait besoin d’une bonne maison. D’une voix, presqu’aussi audible que si quelqu’un se tenait derrière moi, j’entendis « Il a une bonne maison. »

Mes pensées se tournèrent vers le fait de ce que Gary allait dire. Je l’ai rappelé et lui ai dit la réponse que j’avais eue, et sa réponse fut : « C’est précisément ce que le Seigneur m’a dit, ce sont exactement les mêmes paroles. » Ainsi, nous avons eu beaucoup d’années heureuses avec un chat à propos duquel nous avons prié.

Une autre expérience spécifique, dont je peux me rappeler est lorsque mon époux suivait un traitement de chimiothérapie pour traiter un cancer de lymphome non hodgkinien. Il a un problème avec les aiguilles à cause de veines fuyantes et avec le personnel infirmier ayant de la difficulté à trouver ses veines, ce qui se traduit parfois en de multiples tentatives pour trouver une veine.

Mon époux, Gary, était le greffier de la branche des Jeunes Adultes Seuls à ce moment-là et j’allais à l’église à Red Deer, en Alberta, alors que notre paroisse était la paroisse d’Olds, en Alberta. En allant à l’église un certain matin, je réfléchissais aux traitements de mon époux contre le cancer et la douleur qu’il avait avec les aiguilles, et je souhaitais que je puisse le faire à sa place, lorsque ces paroles me sont venues, « souffre-t-il plus que ce que mon Fils a souffert? » Ma réponse a dû être NON.

Je me suis rappelée que mon mari avait envisagé arrêter les traitements, donc la prochaine déclaration que j’ai entendue fut : « Mon Fils aurait également pu dire qu’il en avait assez, mais ne l’a pas fait. »

La déclaration suivante qui m’a traversé l’esprit fut: « Dis à Gary que j’ai un but pour chaque chose. » Lorsque j’ai partagé cela avec Gary, il a su immédiatement le but de tout cela pour lui, alors il a continué avec le reste des traitements.

Je suis maintenant une veuve de 64 ans, et mon choix naturel lorsque vient le temps de savoir où m’asseoir, lors de la réunion de Sainte-Cène le dimanche, est avec d’autres sœurs célibataires de ma paroisse. Le Seigneur, lui, a eu d’autres idées.

Il y a plusieurs années, il m’a incitée à demander de m’asseoir avec une mère de trois jeunes enfants, dont le mari venait d’être appelé dans l’épiscopat. Après avoir offert mes services pour m’asseoir avec la famille Salmon, on m’a dit que la maman attendait son quatrième enfant et qu’ils priaient pour que quelqu’un puisse voir leur besoin. Un autre bébé a été ajouté à la famille, pendant mon mandat comme grand-mère de substitution.

Malheureusement pour moi, quelques temps plus tard, cette famille a eu l’inspiration qu’il devait déménager et je fus à nouveau seule. Alors, le Seigneur m’a incitée à offrir mes services à une autre maman avec un garçon d’âge de la garderie, deux jeunes enfants d’âge de la Primaire et un bébé relativement nouveau, et un mari dans l’épiscopat.

Hier, la maman est allée dans l’entrée de la chapelle avec son fils cadet, alors que je berçais son bébé dans mes bras en écoutant parler un jeune homme qui s’apprête à partir en mission. Le cantique de clôture fut : « J’irai où tu me veux, Jésus, » pendant cet hymne une pensée se fit entendre dans mon esprit (encore une fois presqu’à voix haute) : « C’est exactement où je veux que tu sois, faisant exactement ce que tu fais avec qui tu le fais, » Après la Sainte-Cène, j’ai partagé cela avec la mère et nous nous sommes serrées dans les bras avec des larmes aux yeux, et nous sommes ensuite parties chacune de notre côté.

Durant la Société de Secours, il m’a semblé que c’était approprié de partager mon expérience avec les sœurs, alors la jeune maman, tenant son bébé dans ses bras, a demandé si elle pouvait partager son côté de cette expérience. Elle dit qu’elle avait eu une matinée difficile en essayant de préparer quatre enfants pour l’église toute seule, alors que son époux devait assister à des réunions tôt le matin. Au cours de sa prière matinale, elle a demandé que sœur Wickwire puisse savoir combien elle avait besoin d’elle.

Le Seigneur m’a montré ses tendres miséricordes. Plus de larmes, plus d’accolades et plus de détermination à aller où mon Père céleste veut que j’aille et faire ce qu’il veut que je fasse.

Je ne sais pas pourquoi j’ai besoin d’avoir ces voix presqu’à voix haute qui me parlent, mais cela m’aide à me rendre compte que je suis vraiment bénie lorsque j’écoute et obéit à ces inspirations. Ces expériences furent de doux instants pour moi et ils m’ont fait prendre conscience que notre Père céleste nous connaît et se soucie de chacun d’entre nous.

Liens: « J’irai où tu me veux », Cantiques #174 https://www.lds.org/music/text/hymns/ill-go-where-you-want-me-to-go?lang=fra

http://canada.lds.org/home-teaching-feeling-and-responding-to-the-spirit

*le 2e lien n’est pas disponible en français*