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Un miracle du cœur

Un miracle du cœur

Ali Khaleghi est un garçon de 13 ans qui réside à Toronto, en Ontario.  En fait, certains disent qu’il est chanceux d’être en vie.  D’autres reconnaissent volontiers la main d’un Dieu aimant dans la préservation de sa vie. 

Le 14 novembre dernier, un vendredi, Ali se leva heureux d’avoir une journée de congé scolaire.  Après avoir fait ses exercices, ses pensées se sont tournées sur l’importante joute d’hockey qui devait avoir lieu dans la soirée.  Pour Ali et sa famille, le hockey tient une place importante dans leur vie.   Il s’habilla d’une chemise blanche, cravate et d’un veston et il se rendit au centre «  Herbert H. Carnegie Centennial » à North York.

Mohammad, le père d’Ali, est un supporteur ardent de son fils pendant les compétitions.  Les yeux de Mohammad sont toujours rivés sur chaque mouvement de la rondelle, en particulier quand elle est à la portée du bâton de son fils.  
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Après seulement six minutes de jeu un joueur adverse lança un tir en direction d’Ali.  Soudain, la rondelle s’envola dans les airs au-dessus de la glace frappant Ali dans la poitrine. Pendant quelques secondes, il sembla imperturbable; puis, il s’écroula sur la glace sans bouger.  L’arbitre examina Ali qui était allongé sur le dos.  Ses yeux étaient ouverts et son regard était vitreux.   Le responsable a immédiatement signalé à l’entraîneur d’Ali la gravité de la situation.   Le juge de ligne a ensuite fait signe aux parents d’Ali pour qu’ils viennent sur la patinoire.

« J’étais affolé, » dit Mohammad.  « J’ai couru sur la patinoire vers mon fils.  C’était la première fois qu’il tombait sur la glace pendant une joute.  Je ne l’avais jamais vu comme ça, ses yeux étaient complètement virés à l’envers.  J’ai touché l’une de ses joues en répétant son nom, ‘Ali! Ali!’, mais il ne répondit pas. »
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Le responsable des opérations de l’aréna a crié, « Il ne respire plus! Il ne respire plus! » et a demandé qu’on aille chercher un défibrillateur.  Une infirmière certifiée qui se trouvait dans la foule est venue et avec l’aide du responsable des opérations de l’aréna et d’un pompier qui était hors service, ils ont commencé à faire la technique du RCR (Réanimation Cardio Respiratoire), tandis que son père et un autre joueur utilisèrent des ciseaux pour couper ses vêtements.  Les techniciens ambulanciers-paramédicaux  arrivèrent et installèrent les électrodes du défibrillateur. »

Le cœur d’Ali se remit à battre et ses poumons se gonflèrent d’air, mais il resta profondément inconscient.  Le temps écoulé entre le moment où il s’est effondré sur la glace et le moment où son cœur se remit à battre fut d’environ cinq à sept minutes, créant ainsi le risque d’avoir des lésions cérébrales.

Alors que les pompiers, les policiers et les aides médicaux s’affairaient autour de lui, le garçon fut transporté en ambulance vers l’hôpital la plus proche.  Un policier sur place fit un appel pour demander que la route soit dégagée afin qu’il soit transporter le plus rapidement possible vers l’hôpital.  Rendu à l’hôpital, les médecins prirent rapidement la décision de créer un coma artificiel pour qu’il y ait le moins de dommage possible causé à son cerveau.

Le lendemain, alors que Mohammad veillait sur son fils, la nouvelle s’était répandue jusqu’à son lieu de travail et jusqu’aux oreilles d’un confrère de travail, Roger Stiver, un membre de l’Église.  « Il savait de quelle religion j’étais, » dit frère Stiver, « et j’ai décidé de me rendre auprès de lui et de faire tout ce que je pouvais pour aider. »

Frère Stiver se rendit à l’hôpital avec Alex Orlov, un autre membre de l’Église.  « Nous ne savions pas grand-chose à propos de la situation. Lorsque nous sommes arrivés à la chambre du garçon, il y avait un appareil respiratoire attaché à lui et d’autres membres de la famille étaient là.  Ils nous ont dit qu’Ali avait seulement 50% de chance de survie et aurait probablement de graves lésions cérébrales ou il serait peut-être aveugle ou bien souffrirait de migraines et de convulsions.  C’était le « bon côté », disaient-ils.  L’autre possibilité était qu’il décéderait une fois sorti du coma, lorsque l’appareil respiratoire serait déconnecté parce que son cœur avait été arrêté trop longtemps.

Frère Stiver se rappelle ce qu’il lui a dit : « Nous sommes ici pour donner une bénédiction à ton fils si tu le veux bien.  Je lui ai expliqué ce que c’était une bénédiction et Mohammad accepta.  Je me souviens d’avoir mis mes mains sur la tête d’Ali.  Son corps était très froid afin de ralentir  son métabolisme.  Lorsque j’ai commencé l’onction, je me suis demandé s’il était encore dans son corps ou bien si c’était une bénédiction ‘d’adieu’. Au moment de la bénédiction, je ne savais pas ce qui était arrivé à son cœur.  Cette bénédiction fut un véritable test pour ma foi. »

Suivant le modèle du Seigneur dans la façon d’oindre les malades, la bénédiction a suivi.  «J’ai mis mes mains sur sa tête, en mettant mes doigts à travers les tubes médicaux.  J’ai fait le vide dans mon esprit ne sachant pas quoi dire, mais l’Esprit m’a révélé qu’Ali se réveillerait après 24 heures et qu’il serait correct et qu’il n’y aurait rien d’anormal avec lui. »

Frère Stiver hésita.  « Je ne voulais pas dire ces paroles parce que j’avais de la difficulté à croire ces impressions basées sur ce qui était sous mes yeux.  Puis, j’ai réalisé que j’étais là et qui est-ce que j’étais, moi, pour ne pas croire que Dieu pouvait le faire?  J’ai dit, ‘Tu te réveilleras dans 24 heures sans aucun effet résiduel.’  J’ai continué à prononcer la bénédiction et j’y ai inclus les médecins et le personnel hospitalier afin qu’ils puissent faire les bonnes choses pour qu’il se rétablisse complètement. »

Après que la bénédiction se soit tranquillement terminée, frère Stiver et frère Orlov quittèrent la chambre et alors qu’ils marchaient ensemble dans le couloir,  Alex lui demanda: «Qu’est-ce qu’on fait maintenant?  Je lui ai répondu: ’Nous avons fait ce que nous pouvions; nous allons laisser Dieu faire ce qu’il veut faire’. »

Pendant que ces deux détenteurs de prêtrise firent tranquillement le chemin de retour jusqu’à leur domicile, une autre équipe de médecins entrèrent dans la chambre d’Ali.  Le personnel médical passa brièvement en revue l’état du patient et le groupe conclu d’accélérer le processus.  « Il ne faut pas le garder ainsi pendant 48 heures, » dit l’un des médecins.  « Nous allons le faire sortir du coma dans 24 heures. »

Le lendemain, le personnel hospitalier arrêta la médication qui gardait Ali dans le coma.  En quelques minutes, il commença à parler. Ses premières paroles furent: « Pourquoi suis-je à l’hôpital?  Que se passe-t-il? »  

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« Nous savons certainement que beaucoup de prières ont été faites par plusieurs bonnes personnes et que cela a aidé à le ramener, » dit Mohammad.  « Je pense que, sans ces prières, rien d’autre n’aurait pu le ramener. »

« Nous avons des amis qui sont juifs et des amis qui sont chrétiens et indiens.  J’ai reçu des messages texte de gens qui m’ont dit qu’ils avaient faits une prière spéciale dans des mosquées et des synagogues. »

« Je suis reconnaissant.  Il a fallu plus que de la technologie et des ambulanciers pour le ramener.  L’électrocardiogramme (ECG) n’enregistrait aucune activité.  Il était mort.  Un ami m’a dit, ‘C’est difficile à croire ce qui s’est passé.  C’est incroyable comment il est revenu.’  C’est par définition, un miracle.  Il s’en est allé et il est revenu. » 

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