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Afin de connaître tout ce qui était dans son cœur

Children at the Temple
Elder Alain Allard

On peut lire 1 600 fois le mot « cœur » dans les Écritures. Le Guide des Écritures donne la définition pratique suivante de ce mot : Symbole de la volonté de l’homme et source, au figuré, de toutes les émotions et de tous les sentiments ». Ce qui se trouve dans notre cœur reflète qui nous sommes et révèle notre engagement envers notre Père céleste et notre Seigneur Jésus‑Christ.

Lorsque Samuel dans l’Ancien Testament, serviteur du Seigneur, a été appelé à oindre un nouveau roi, il a semblé impressionné par Eliab et a dit : « …Certainement, l'oint de l'Éternel est ici devant lui ». (1 Samuel 16:6)

La réponse de l’Éternel à Samuel est pour nous une directive essentielle : « Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur ». (1 Samuel 16:7)

Un jour que je m’appliquais à respecter mon engagement personnel de lire tout l’Ancien Testament, j’ai lu le verset suivant qui a retenu mon attention : « Cependant, lorsque les chefs de Babylone envoyèrent des messagers auprès de lui pour s'informer du prodige qui avait eu lieu dans le pays, Dieu l'abandonna pour l'éprouver, afin de connaître tout ce qui était dans son cœur ». (2 Chroniques 32: 31) [Italique ajouté].

En lisant ce verset dans 2 Chroniques 32, je me suis rappelé l’expérience d’Adam peu après qu’il a quitté le jardin d’Éden : « Et après de nombreux jours, un ange du Seigneur apparut à Adam, et lui dit : Pourquoi offres-tu des sacrifices au Seigneur? Et Adam lui dit : Je ne le sais, si ce n’est que le Seigneur me l’a commandé ». (Moïse 5 : 6)

Une question m’est immédiatement venue à l’esprit : que signifie “Et après bien des jours” ». Après avoir réfléchi un instant, une réponse satisfaisante m’a réconforté…je me suis dit que c’était probablement « un temps suffisant », suffisant pour qu’Adam puisse décider ce qu’il ferait quant à ce qui était requis de lui et pour exprimer la décision qu’il avait prise dans son cœur. Il n’y avait aucune prétention dans la réponse d’Adam, seulement les sentiments honnêtes qui étaient dans son cœur. Lorsque le messager a vu ce qui était dans le cœur d’Adam, il a alors pu l’instruire, et Adam a ensuite vécu une expérience spirituelle puissante.

Je me suis aussi souvenu de l’expérience de Néphi lorsqu’il avait voulu connaître les choses que son père avait vues. L’Esprit du Seigneur lui a posé deux importantes questions : « […] Voici, que désires-tu ? » (1 Néphi 11:2) et « […] Crois-tu que ton père a vu l’arbre dont il a parlé? » (1 Néphi 11:4). Ces simples questions visaient précisément à savoir ce qui était dans le cœur de Néphi. Après avoir répondu, Néphi a reçu de grandes bénédictions (voir 1 Néphi 11:6–36).

Montrer ce qui est dans notre cœur et ce que nous avons décidé au sujet de notre Père céleste et de notre Seigneur Jésus‑Christ a toujours été important pour eux. Un cœur bon et bien préparé nous permet de recevoir d’importants enseignements ou de comprendre des principes ou des doctrines, et nous pouvons ainsi agir par nous‑même. Il a été dit : « Car voici, il n’est pas convenable que je commande en tout, car celui qu’il faut contraindre en tout est un serviteur paresseux et sans sagesse ; c’est pourquoi il ne reçoit pas de récompense. En vérité, je le dis, les hommes doivent œuvrer avec zèle à une bonne cause, faire beaucoup de choses de leur plein gré et produire beaucoup de justice ». (D & A 58 :26–27)

Beaucoup des commandements, sinon tous, ne nous expliquent pas clairement ce que nous devons faire ou comment obéir aux commandements, par exemple, comme il est dit dans les deux écritures suivantes :

« Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur: Vous ne manquerez pas d'observer mes sabbats, car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants, un signe auquel on connaîtra que je suis l'Éternel qui vous sanctifie ». (Exode 31: 13)

« Sanctifiez mes sabbats, et qu'ils soient entre moi et vous un signe auquel on connaisse que je suis l'Éternel, votre Dieu ». (Ézéchiel 20 :20)

Président Russell M. Nelson du Collège des douze apôtres a dit : « Avant d’être chirurgien, j’ai mémorisé les listes de comportements corrects et de comportements non corrects. Ma femme et moi avons essayé de suivre ces listes. Lorsque j’ai découvert ces deux écritures (dans Exode 31 et Ézéchiel 20), j’ai jeté les listes et j’ai dit : Tout ce que j’ai à faire, c’est de décider quels signes je veux donner à Dieu. » (Conférence générale, formation des dirigeants, avril 2014).

Il en est ainsi pour sanctifier le jour du Sabbat, payer honnêtement la dime et obéir à beaucoup d’autres commandements. Après avoir réfléchi aux enseignements qui nous sont donnés, nous pouvons décider quel signe nous voulons donner à notre Père céleste. Si nous sommes à l’aise quant à la façon dont nous vivons l’Évangile, nous continuons à agir de cette façon. Si nous ne sommes pas à l’aise avec notre décision, nous prions, nous étudions la question dans notre cœur et nous méditons sur un meilleur signe que nous pouvons donner à notre Père céleste.

Ce qui est dans notre cœur et qui nous sommes sont également d’importantes conditions pour obtenir la bénédiction d’un témoignage personnel. Je me souviens du témoignage d’une fillette de 11 ans pendant une réunion de Sainte‑Cène dans lequel elle racontait sa plus plaisante expérience, celle d’avoir été scellée à ses parents dans le temple. De sa voix douce et d’un cœur sincère, elle a conclu ainsi son témoignage : « Le temple était tellement beau. Je ne voulais plus partir. »

Ce qui est dans notre cœur nous aide souvent à entendre le « murmure doux et léger » qui est source d’inspiration.  

Le libre arbitre est le don le plus précieux que nous avons reçu grâce au sacrifice expiatoire sacré de notre Seigneur Jésus‑Christ. Avoir foi en Lui, nous repentir de nos erreurs et faire des efforts sincères pour tenir les promesses que nous avons faites à notre Sauveur, voilà de grandes « offrandes de notre cœur ». Je sais que de merveilleuses bénédictions attendent chacun de nous lorsque nous nous efforçons de respecter notre engagement de venir à Lui.