Servir les Enfants de Notre père: La joie.

Par Paul Christensen du pieu d’Abbotsford, en Colombie-Britannique

journal de Frère Christensen, qui a voyagé dans de nombreuses parties du monde, rendant des services de bienfaisance auprès d’enfants démunis de notre Père céleste, ainsi qu’à de nombreuses personnes vivant sous les conditions les plus sévères.  Les expériences qu’il décrit (sans édition) ont été organisées dans des collections qui démontrent des attributs Chrétiens ou des qualités démontrées par ces personnes. 

Psaumes 30:6 ….  « Le soir arrivent les pleurs, et le matin l’allégresse. »
2 Nephi 2: 25 …. « et les hommes sont pour avoir de la joie. »

Au cours des 8 dernières années, j’ai parcouru le monde à la recherche d’enfants qui sont devenus orphelins à cause de désastres, de la maladie, de la violence ou de la pauvreté.  Cette initiative m’a amené à voyager en Haïti, aux Philippines, au Guyana, au Japon et dans de nombreuses autres parties de l’Afrique.

Bien que je sois né et ait été élevé au Canada, j’ai toujours senti le besoin d’aider mes jeunes frères et sœurs où qu’ils soient.  J’ai recherché ceux qui ne pouvaient pas s’aider eux-mêmes et j’ai partagé les bénédictions que mon Père m’a données avec la responsabilité de « Paître ses brebis ».  Ces comptes rendus sont quelques-unes des nombreuses et merveilleuses expériences que j’ai eues à travers ce travail en Afrique.
Pendant de nombreuses années, j’avais l’opinion que les gens qui vivaient dans la pauvreté étaient les plus déprimés et malheureux du monde.  Alors que j’ai passé beaucoup de temps avec des gens vivant dans les circonstances les plus pauvres, je me suis rendu compte que la joie et le bonheur ne viennent pas du fait d’avoir une vie confortable et des biens en abondance.  Les enfants africains m’ont appris que la vraie joie est un sentiment que nous éprouvons lorsque nous nous sentons aimés et réconfortés.  Le bonheur peut être vécu sans avoir aucune possession matériel, comme avoir juste deux amis avec lesquels on peut passer du temps ensemble.

Entrée de journal: CHANTER DE TOUT COEUR

Les enfants africains aiment chanter.  Ils ne se contentent pas seulement de vocaliser les mots, ils y mettent tout leur cœur et toute leur âme.  Aujourd’hui, j’ai fait une visite imprévue à l’une de nos maisons à Nairobi.  Lorsque les enfants m’ont vu arriver, ils ont couru à l’extérieur et ont commencé à chanter.  Les plus jeunes m’ont pris par la main et m’ont reconduit dans leur cabane où ils ont continué à chanter de tout cœur.  Ensuite, un gentil petit enfant de 12 ans a entamé un beau solo, alors que le reste des enfants l’ont rejoint en chantant en chœur.  C’était le paradis.

Il y a quelques mois, j’ai visité une école d’enfants malentendants à Kambui.  Les enfants voulaient nous faire une présentation et nous nous sommes tous réunis pour les écouter CHANTER et les voir danser.  Il faut se rappeler qu’ils étaient sourds.  Cela semblait n’avoir  aucune importance pour eux, alors que les sourires sur leurs visages montraient les sentiments de leurs cœurs.  Ils m’ont invité à me joindre à eux et je suis entré dans la danse et nous avons tous bien ri ensemble alors que j’essayais de tenir la cadence.

Nous aidons cette école qui est aussi un foyer pour enfants.  Malheureusement, il n’y a pas beaucoup d’aide pour les personnes handicapées en Afrique, de sorte que nous sommes devenus la bouée de sauvetage de ces merveilleux enfants.

Entrée de journal: PAS DE BALLEON POUR JOUER    

Lors de mes voyages à travers le Mozambique, je suis tombé sur une maison d’enfants dans une partie reculée du pays.  Les enfants étaient âgés de 6 à 16 ans.  Ils semblaient être assez bien traités, mais passaient la plupart de leur temps assis n’ayant pas grand-chose à faire.  Je remarquai un panier de basket qui avait été mis en place, il y avait des années de cela, je leur ai demandé pourquoi ils ne l’utilisaient pas.  Sur un ton maussade, ils m’ont répondu qu’ils n’avaient pas de ballon. Dans un village voisin, nous avons acheté un ballon, ensuite nous avons dû trouver une pompe.  Après avoir trouvé une pompe, nous avons dû trouver une aiguille pour le gonfler, cela a pris un certain temps.  Après avoir tout trouvé, nous avons amené le ballon au centre.  Il y a eu un bourdonnement instantané d’excitation alors que les garçons ont sauté de joie à la chance de pourvoir jouer.  J’ai essayé de leur montrer quelques techniques, mais ils se déplaçaient si rapidement qu’ils me dépassaient tout le temps avec le ballon.  Nous avons passé un très bon moment et nous avons ri tous les après-midi que nous avons joués ensemble.

Entrée de journal: LE SORT D’UN ENFANT DE LA RUE

De tous les enfants qui luttent dans les bidonvilles, ce sont les enfants de la rue qui sont les plus désavantagés.  Ils n’ont pas de maison ou d’abri et doivent dormir sous les buissons ou sous les ponceaux afin de rester au sec.  Ils n’ont pas de nourriture et survivent en mendiant ou bien en volant.  Je me suis fait accoster à plusieurs reprises par l’un de ces enfants, mais je crois comprendre leurs motivations et je donne ce que je peux.  Leurs vêtements sont en lambeaux et ils sont rejetés par tout le monde.  Les amener dans une maison est souvent difficile, car ils ne sont aucunement habitués au confinement.  Le plus longtemps un enfant essaie de survivre dans la rue, le plus profondément cet instinct de survie s’enracine dans son caractère.

Certaines de nos maisons ont eu du succès en sauvant ces garçons.  Une maison au Kebera se compose de tous les garçons qui ont été sauvés de la rue.  Chaque fois que je les visite, on a une merveilleuse rencontre.  Ils chantent, dansent et on se raconte des histoires.  Lors de ma dernière visite, nous leur avons apporté des uniformes de soccer et un ballon.  Les garçons étaient extatiques.  Ils se sont immédiatement organisés pour jouer et nous avons ri alors que j’essayais de rivaliser avec la rapidité de leurs jambes.  Finalement, je me suis rendu compte que la seule chose que je pouvais faire pour obtenir le ballon était d’attaquer mon adversaire.  Nous avons éclaté de rire lorsque nous avons tous fini dans un énorme tas.  Depuis, ils m’ont surnommé « Père Paul ».  

Lors de tous mes voyages, j’ai trouvé des enfants qui riaient, jouaient et chantaient malgré la plus désastreuse des circonstances.  Lorsqu’ils se sentent acceptés et appréciés, ils émanent les sentiments positifs qu’ils ont à l’intérieur d’eux-mêmes.  Oh, si nous pouvions retourner à ces sources de contentement pures et simples.

Liens: http://canada.lds.org/unto-the-least-of-these

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