Ce qui est caché parviendra à la lumière

onathan Adams, premier conseiller, présidence des Jeunes Gens, pieu d’Abbotsford en Colombie‑Britannique.

C’est remarquable de penser à toute l’information que la technologie nous permet d’obtenir d’un simple clic. Grâce à un petit appareil, si mince qu’on peut le mettre dans notre poche, nous pouvons trouver de l’information sur n’importe quel sujet, savoir comment nous rendre n’importe où et apprendre n’importe quelle technique.

Nous avons également tous accès à une autre source qui nous permet d’apprendre de grandes vérités et qui peut littéralement nous guider pendant toute notre vie. Cette source existe depuis bien plus longtemps que n’importe quel téléphone intelligent et est beaucoup plus puissante. Le Saint‑Esprit est le troisième membre de la Divinité. Il est le messager, le consolateur, le guide et celui par qui nous pouvons connaître bien des choses. Tous les enfants de Dieu y ont accès, y compris moi.

Lorsque je travaillais à Langley, en Colombie‑Britannique, je devais parfois me déplacer pour certaines affectations. Ainsi un jour, j’ai dû me rendre à Edmonton, en Alberta, à environ 45 minutes de Tofield où vivaient mes parents.

Je les avais avertis que je devais m’y rendre et j’espérais avoir le temps de leur rendre visite. Toutefois, la semaine pendant laquelle je me trouvais à Tofield, ils n’étaient pas en ville et ne devaient revenir que le samedi matin. Ma mère m’avait offert de laisser sa voiture à l’hôtel où je logeais afin que je puisse l’utiliser pendant que j’étais en ville, une offre que j’avais rapidement acceptée. Après la semaine de formation, je prévoyais passer la nuit du vendredi chez mes parents, et ils me conduiraient à l’aéroport le samedi matin.

Comme prévu, je me suis rendu à leur maison le vendredi après‑midi pour relaxer et jeter un coup d’œil dans le frigo pour voir ce qui s’y trouvait. Pendant que j’étais assis à la table en train de manger, j’ai eu l’idée d’aller à Cold Lake, en Alberta, pour rendre visite à ma grand‑mère. Ça me semblait être l’occasion parfaite, mais cela voulait dire six heures de route plus le temps que je passerais avec elle. Cependant, comme j’avais rarement la chance de la voir, j’ai décidé que ça en valait la peine. Ce qui me faisait hésiter un peu, c’est que nous étions en janvier, que la température descendait à -32o C et que l’état des route n’était pas toujours recommandable. Toutefois, oubliant toute prudence en dépit des températures extrêmement froides, j’ai rapidement ramassé mes choses et je suis sorti.

Dans la maison de mes parents, il y a une porte qui mène au garage où j’avais garé la voiture plus tôt, et il y a un escalier devant la porte d’accès du garage. Comme toutes les portes de la maison étaient déjà verrouillées, j’ai décidé de verrouiller de l’intérieur la porte qui menait au garage et de simplement sortir la voiture, cela semblait assez simple. Par contre je suis passé spontanément d’un sentiment de joie à une grande frustration, car j’avais oublié les clés de la voiture et de la maison dans la maison.

J’ai tout d’abord pensé : « Pas de problème, ce ne sera pas la première fois que je dois entrer dans la maison de mes parents sans la clé ». J’ai essayé d’ouvrir la porte avec des cartes que j’avais dans mon portefeuille, puis j’ai essayé un couteau trouvé dans le garage, des morceaux de métal, tout ce que je pouvais utiliser pour déclencher le verrou. Pendant que je faisais tout ça, je priais pour que mes efforts me permettent d’ouvrir la porte et que, si ce n’était pas le cas, je sois inspiré pour savoir ce que je devais faire.

Une heure et demie plus tard, après avoir essayé tous mes trucs à la MacGyver et brisé plusieurs carte de fidélité, j’ai commencé à paniquer un peu, car le garage n’était pas chauffé et la température refroidissait puisque la soirée avançait. Il faisait maintenant environ -15o C dans le garage. Je n’avais pas de gant ni rien pour me protéger les oreilles. Très rapidement, je commençais à avoir froid.

Lorsque j’avais commencé à prier en essayant d’ouvrir la porte, une idée avait traversé mon esprit. Je voyais mon père placer une clé sous la rampe de l’escalier, puis elle était tombée entre le côté de l’escalier et le mur de ciment adjacent du garage. Cette pensée était venue rapidement et semblait si peu importante que je l’ai oubliée aussi vite qu’elle était venue.

Il y avait maintenant presque deux heures que j’étais enfermé dans le garage, et j’ai repensé à cette clé qui tombait à côté de l’escalier. Je me suis dit que peut‑être il y avait une chance que cela ait été plus qu’une simple pensée, que peut‑être c’était la réponse à ma prière. J’ai décidé de téléphoner à ma mère pour lui parler de cette autre clé. Peut-être saurait‑elle ce que signifiait cette pensée qui m’était venue à l’esprit.

Je lui ai téléphoné et, à ma grande surprise, elle m’a dit qu’elle croyait se souvenir que quelques mois plus tôt mon père avait échappé une clé à cet endroit exact et que cela s’était produit de la même façon que je l’avais vu dans mon esprit. À cet instant, même si j’avais très froid, mon cœur s’est mis à battre très vite et j’étais déterminé à trouver cette clé.

L’escalier était mon prochain défi. Bien qu’il n’ait pas été ancré au plancher, il pesait une tonne et était bien collé aux murs et à tout ce qui l’entourait. J’ai tout essayé pour le déplacer, mais sans succès. Il était simplement trop lourd. J’ai cherché dans le garage quelque chose pour m’aider à le soulever ou à le déplacer.

Enfin, j’ai trouvé une attache autobloquante et une clé à cliquet dans un coin du garage. Je me suis dit que ça pourrait marcher. J’ai placé la sangle autour de l’escalier, je l’ai accrochée sous la voiture et j’ai commencé à la serrer avec la clé à cliquet. L’escalier a commencé à bouger!

Je l’ai déplacé suffisamment pour être en mesure de regarder dans l’espace que je venais de créer, entre le mur et l’escalier. Je me suis dit : « s’il y a une clé à cet endroit, ce sera un vrai miracle ». J’ai regardé dans cet espace et là sur le sol, il y avait la belle et brillante clé de la maison qui attendait seulement qu’on la trouve. Une grande vague de gratitude a envahi tout mon corps.

Je suis allé rapidement jusqu’à l’attache autobloquante et j’ai continué à déplacer l’escalier jusqu’à ce que je puisse me glisser dans cet espace et récupérer la clé.

Il était environ 18 h. Je me suis dit que je pouvais encore me rendre chez ma grand‑mère, y rester une heure et revenir avant 1 h. J’ai couru dans la maison, j’ai pris les clés (je les tenais fermement) et je suis retourné à la voiture pour entreprendre mon voyage.

Je crois que nous avons tendance à penser que Père céleste n’a pas le temps de s’occuper de situations sans importance comme celle que je venais de vivre. Après tout, j’aurais pu payer un serrurier, attendre 45 minutes et entrer dans la maison plus tôt que je ne l’avais fait par moi‑même.

Par contre, je crois que le Seigneur veut que nous comptions sur Lui et que nous écoutions les directives qu’Il nous donne par l’entremise du Saint‑Esprit. Il veut que nous fassions du mieux que nous pouvons et que nous fassions un effort concerté pour résoudre nos problèmes. Je crois aussi qu’Il veut nous aider. Notre Père céleste veut nous montrer qu’Il peut nous donner les moyens et qu’Il nous donnera les directives dont nous avons besoin.

Contrairement aux piles dans nos téléphones cellulaires qui doivent constamment être rechargées, le Saint‑Esprit peut être avec nous en tout temps, si nous sommes prêts à écouter et que nous sommes préparés.

Le Saint‑Esprit se manifeste souvent comme une petite voix. Si nous n’écoutons pas les directives qu’il nous donne, nous pouvons passer à côté de cette chance. C’est difficile d’écouter la radio si nous ne syntonisons pas sur la bonne chaîne.

Je sais que lorsque nous écoutons et obéissons, nous obtenons toujours de bons résultats, même si la situation peut nous sembler difficile au moment où nous y faisons face. Notre Père veut nous enseigner qu’en fin de compte c’est son fils Jésus‑Christ, qui nous sauvera dans notre situation actuelle, notre séjour mortel ici sur terre.

Je témoigne qu’Il vit et qu’Il nous aime.

Liens : http://canadafr.lds.org/les-ailes-de-la-priere

http://canadafr.lds.org/lecons-apprises-dans-le-tunnel-taft

Chapitre 5 : Le Saint‑Esprit et la révélation personnelle, Enseignements des présidents de l’Église : Wilford Woodruff

Sujets : foi, Saint‑Esprit, prière